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Belo-sur-Mer et ses îlots : croisière en bateau traditionnel

Un bateau en bois, des amis et la mer : une bulle hors du temps


Dès notre arrivée à Morondava (voir l’article : Morondava et ses environs), nous rencontrons Laetitia, l’une des propriétaires du Nofy Be. Nous réglons avec elle les derniers détails de la croisière et nous faisons connaissance avec son bateau, avant d’embarquer le lendemain. Tout de suite, le courant passe bien. Laetitia nous transmet son énergie et nous parle de son rêve avec tant de passion que nous sommes déjà conquis.

La goélette le Nofy Be

En 2009, Laetitia et son associé (Fred, que nous n’avons pas eu la chance de rencontrer) ont eu le rêve fou de faire construire ensemble, et par les chantiers navals de Belo-sur-Mer, une goélette traditionnelle en bois : le Nofy Be (le “grand rêve” en malgache) était né. Seulement, cette construction constituait un véritable défi : les plans d’un tel bateau n’ont jamais été dessinés ! Ajoutons à cela qu’elle a dû rester pendant de longs mois sur Morondava pour s’approvisionner en matériaux tandis que Fred évoluait sur le chantier, à Belo-sur-Mer, et que le téléphone, à l’époque, ne passait pas… Dans le genre petit challenge du dimanche, c’est sympa ! La construction prendra trois ans, soit deux années de plus que prévu. Quand Laetitia nous raconte cette histoire, avec autant de sérénité dans la voix que de bonheur sur son visage, nous sommes saisis et émus. Nous n’avons côtoyé Laetitia que quelques jours, mais nous avons été fortement marqués par cette rencontre. C’est la magie du Nofy Be qui opère.

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Lorsqu’il porte ses plus beaux atours, six voiles au vent, c’est un oiseau de mer qui flotte au seul son du clapot. Il n’y a aucun bruit métallique comme sur un voilier classique. Tout est fait de bois et de cordage, dans des techniques ancestrales. Il n’y a pas, à son bord, de confort superflu mais on n’en ressent finalement pas le besoin. Nous sommes loin d’être les plus roots des voyageurs mais sur ce bateau tout est différent. Chaque passager dispose d’une couchette (il y en a 8 au total) alignée le long du grand couloir de la cabine commune. Nous n’en occupons que quatre pendant le séjour : un couple d’amis nous a rejoint pour partager avec nous ces quelques jours hors du temps. Sur la plage arrière, un grand bidon d’eau douce sert de douche et une ouverture circulaire dans le plancher… de toilettes ! L’équipage à bord est très sympa et efficace. Le chef, qui ne cuisine qu’au charbon de bois, en équilibre précaire sur le pont, fait des merveilles sucrées et salées : sashimis de thon, d’espadon, brochettes de zébu, crème d’avocat à la vanille…

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Notre périple

Nous quittons Morondava tôt le matin, tandis qu’un léger vent arrière nous pousse jusqu’au village de Belo-sur-Mer que nous rejoignons avant le coucher du soleil. On se promène le long du rivage et des chantiers navals qui ont vu naître le Nofy Be. On prend alors la pleine mesure du projet de Laetitia. Les bateaux sont ici construits à même le sable, à quelques mètres de l’eau, avec des techniques centenaires. Le travail se fait à la main et très peu de machines électriques traînent autour des squelettes de bateaux qui grandissent de jours en jours. Ils rejoindront la mer dans quelques mois ou quelques années…

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Les journées commencent tôt à bord et l’on a du coup l’impression de pouvoir tout faire ! Une partie du jour est souvent consacrée à la navigation pour rejoindre un lieu nouveau. On profite ensuite de l’eau chaude et translucide pour se baigner, sauter du pont, faire du snorkeling ou des balades en paddle jusqu’à la terre. Le corail a souffert visiblement mais quelques zones en bonne santé subsistent. Quelques jolis nudibranches et autres murènes habitent le coin mais l’endroit ne mériterait pas, toutefois, d’être exploré en bouteilles.

On accède également facilement au parc de Kirindy-Mitea et sa grande dune de sable par la mer, situé à 70 km au sud de Morondava. Il ne faut pas plus de trente minutes pour la gravir et profiter d’une vue unique. A cheval sur la crête on contemple simultanément une forêt de baobabs, un lac peuplé de flamand-roses, et le canal du Mozambique. La descente est avalée en une minute, en courant ventre à terre sur le sable chaud !

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• Croisière en goélette côté pratique : le Nofy Be 

Nous avions entendu plusieurs récits de voyageurs partis sur des boutres ou des goélettes pendant plusieurs jours, le long des côtes de Madagascar… Cela nous avait toujours fait rêver, sans jamais vraiment penser que ce serait à notre portée. Et puis, en parcourant quelques sites et autres guides, nous avons découvert Laetitia et son Nofy Be. Nous l’avons contactée et nous avons pu rapidement mettre en place ce séjour, et décider du parcours que nous voulions suivre. Seulement, une croisière de ce type a tout de même un certain coût : partir à deux aurait été impossible et le bateau se prête parfaitement à des périples entre amis ou en famille. Nous vous conseillons d’embarquer avec des proches, et d’éviter de vous associer à des inconnus pour partager cette aventure, car la promiscuité pourrait s’avérer problématique. A titre indicatif, nous sommes partis à quatre personnes, pendant 6 jours, et cela nous est revenu à 100 euros par jour et par personne (tout compris, sauf les boissons). Si vous êtes intéressés, contactez directement Laetitia ou Fred et demandez un devis, propre à votre projet.

E-mail : nofybe@gmail.com

Téléphone : +261 33 18 888 99

Site web : www.nofy-be.com

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